A paraître – De Patrick Avrillas et Bernard Pouvreau : « La plage des Demoiselles… » Chaillou

« La Plage des Demoiselles… » c’est un nom qui peut faire rêver, romantique… ou dans l’esprit de ceux donnés aux maisons, « chalets » ou « villas… » de la côte… Mais dans leur ouvrage, à paraître ce 15 mai 2026, « La Plage des Demoiselles, » Patrick Avrillas et Bernard Pouvreau nous expliquent que cette appellation, et celle de « l’avenue Valentin, » « nous ramènent à l’origine de ce quartier balnéaire : des dunes situées sur les deux communes de Saint-Hilaire-de-Riez et Saint-Jean-de-Monts, qui appartenaient aux… Demoiselles Chaillou. » Lesquelles, « sans descendance, choisirent de léguer leur domaine à leur cousin, Valentin Guérin. Le lotissement fut officiellement créé en 1926 et les villas se multiplièrent. »

La Plage des Demoiselles – Saint-Hilaire-de-Riez – Saint-Jean-de-Monts Editions La Geste

Un livre « de 240 pages qui retrace toute l’histoire de cet espace (…) prenant appui tant sur les textes réglementaires que sur un corpus de plus de 200 illustrations, notamment une riche collection de cartes postales et de photographies de la première moitié du XXe siècle… »

(illustration LNC)

Au dos de l’ouvrage, un résumé nous apprend également que « ces étendues de sable, à cheval sur Saint-Hilaire-de-Riez et Saint-Jean-de-Monts, ne doivent pas uniquement leur existence à un héritage familial. Depuis le Moyen-âge, un fleuve côtier, la Besse, s’y jetait et participait activement à la vie économique du pays. Ici plus qu’ailleurs, l’eau façonna le paysage et dicta l’histoire des deux îles mitoyennes, Mons et Rié. Sur ce rivage, dans la nuit du 16 avril 1622, Louis XIII fonda sa gloire militaire en luttant contre la rébellion huguenote, en pleine guerre de Religion. Mythifié par la plume et le pinceau, le franchissement de la Besse par l’armée royale donnera au fleuve toute sa gloire, avant qu’il ne disparaisse sous les sables, au siècle suivant.

Et plus près de nous, « en 1918, les Américains choisirent ces grands espaces dunaires pour implanter l’École de tir aérien de Saint-Jean-de-Monts, un camp d’aviation de 2 000 sammies (1) et près de 200 avions. L’armistice signé, les terrains furent rendus à leurs propriétaires et transformés en lotissement par Théodore Mathurin Charpentier, en 1926. Les décennies suivantes virent l’avènement des congés payés et l’essor du tourisme balnéaire, donnant aux Demoiselles le visage que nous leur connaissons aujourd’hui… »

(1) Nom donné aux soldats Américains présents en France vers la fin de la Première Guerre mondiale en référence à « l’oncle Sam. »

A voir également, les différentes manifestations prévues pour le 100e anniversaire de la Plage des Demoiselles : cliquer ici

Les auteurs

Patrick Avrillas est président de l’association Histoire, Culture et Patrimoine des Pays de Rié et de Vie. Très investi dans la conception et l’organisation des activités culturelles locales, il est notamment l’auteur des ouvrages Le Champ de bataille des Mathes (HCP, 2015), et Louis XIII, un roi de Guerre à la conquête du pouvoir, 1620-1622 (La Geste, 2019). Plus récemment, il a cosigné avec l’historienne Annie Antoine : Le Marais et les îles cartes et plans (La Geste, 2022), ainsi que Emile Boutin, Peintre vendéen 1874-1951 (La Geste, 2025).

Bernard Pouvreau, passionné d’histoire locale, ancien Directeur Général des Services de la Ville de Saint-Jean-de-Monts, sa commune natale, il est membre de la section Histoire de l’Arexcpo (Association de Recherche et d’EXpression pour la Culture POpulaire en Vendée). À ce titre, il est l’auteur de divers articles sur l’École secondaire créée par Napoléon Bonaparte, sur la mode et la police des bains de mer, le quartier du Devallon dit « Parée Mille Tripes, » ou encore La Baigneuse, œuvre du sculpteur Henry Murail.

La Plage des Demoiselles chez Geste éditions : parution mai 2026 – 35 euros – renseignements / réservation : b.pouvreau@wanadoo.fr ou crigny.josyane.histoire@gmail.com


© Les Nouvelles de Challans, 27 avril 2026 – Didier LE BORNEC