Belles demeures – Les Marzelles et la Maison du Légat à Challans

Dans le Challans d’autrefois qui disparaît peu à peu, une maison par-ici, ou tout un quartier, un arbre par-là, ou tout un bois… il subsiste heureusement quelques belles demeures – avec parc boisé, un peu moins tout de même de nos jours… – à découvrir ou faire découvrir.

Les Marzelles

À l’angle de la rue des Acacias et de la rue Gambetta, se trouvent Les Marzelles. À cet emplacement s’élevait au 16e siècle, sous Henri IV, un relais de chasse. À droite de la propriété actuelle, il subsiste une construction d’un niveau datée du 18e siècle, mais la toiture d’origine était en chaume. En 1857, selon une description notariale, Les Marzelles consistaient « en une maison de plain-pied composée de quatorze chambres, avec grand jardin à la suite, pièce d’eau, parcelle de terre, et prairies dites Le pré crevé. Le tout en un seul tenant. » Le pavillon situé à gauche a été construit en 1886. Au début du 20e siècle, le bâtiment existant a été restauré afin d’être transformé en demeure bourgeoise.

Les Marzelles, rue Gambetta à Challans

La Maison du légat

Toujours rue Gambetta, en remontant vers le centre ville, se tient au fond d’une cour pavée la « Maison du légat. » Au 17e siècle, elle appartenait à Françoys Feuvre, sieur de La Chauvière. Lui succédera Pierre Mesnardeau, sieur de l’Estang, fils de Maistre Pierre Mesnardeau, apothicaire, et de dame Marie Davy. Pierre Mesnardeau fils, était en 1700 procureur fiscal de Challans, et « fabriqueur en charge du même lieu » : administration de la paroisse. Lorsqu’il rédige son testament, pour ses 59 ans, le 29 septembre 1714, il est devenu « procureur fiscal de la chastellennie de Soullans. » Malade, et très pieux, il fait des dons considérables, commande des centaines de messes pour le repos de son âme, et lègue, entre autres, sa maison et ses dépendances à l’église de Challans en précisant que « laquelle maison s’appellera désormais la maison du légat et ne pourra jamais être vendue, sous quelque prétexte que ce soit… » Il mourra deux ans plus tard, et sera inhumé selon son souhait dans la vieille église de la commune, détruite après la construction d’un nouvel édifice en 1897…

La Maison du légat

Sources : ville de Challans ; SHENOV ; le Cartulaire de N.-D. de Challans, BNF Gallica ; recherches LNC.


© Les Nouvelles de Challans, Didier LE BORNEC

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