Challans – Le mouvement lycéen national bien suivi au lycée Truffaut

Une nouvelle page d’Histoire sociale est en train de s’écrire en France, et de nombreux élèves du lycée Truffaut de Challans ne veulent pas rester en marge…

Après les actions fixes de la semaine dernière – blocus – entre 80 et 90 lycéen(ne)s, selon les sources, plus quelques parents, ont défilé dans les rues de Challans ce vendredi 16 octobre pour faire entendre leurs revendications.

Parti du lycée vers 14 h 15 – par temps sec – le cortège a d’abord emprunté la rue de Nantes…

… encadré par quelques membres de la CGT, et protégé en tête, à l’arrière et en amont par plusieurs voitures de gendarmerie et la police municipale. Une « gendarmerie courtoise » à Challans et ovationnée par les lycéens…

Mais si cette manifestation était pacifique, joyeuse, on ne perdait pas de vue la gravité de la situation, et les élèves blessés gravement un peu partout en France…

Le cortège a ensuite emprunté le boulevard de Strasbourg, le bd Clemenceau, la rue Bonne Fontaine, pour se rendre devant l’hôpital – où le personnel hospitalier est en lutte lui aussi, – puis continuer sur le boulevard de la Gare, et enfin le boulevard Lucien Dodin pour atteindre l’hôtel de Ville… depuis un bon moment sous la pluie…

L’objectif était de rencontrer absolument le maire, Alexandre Huvet, « pour (lui) rappeler nos revendications, » et lui demander son appui. Mais ni le maire ni son premier adjoint, Sébastien Le Lannic, n’étaient présents – premier adjoint que les lycéen(ne)s avaient pu voir lors du dernier blocus du lycée. C’est le Directeur Général des Services, Stéphane Raffeneau, qui a accueilli les manifestants, et deux d’entre eux ont été reçus en mairie afin de déposer leur lettre…

Au cours de la manifestation, un porte-parole des lycéens en avait lu plusieurs extraits : « Nous souhaitons plus de profs, bien que cette année à Truffaut cela est acceptable, » mais « avoir plus de profs permettra à d’autres d’alléger leur temps de travail pour l’utiliser à des fins également éducatives mais tout autre (corrections de copies par exemple) mais aussi d’ajouter des classes et ainsi d’en décharger certaines. » Et c’est un « allègement » de leur propre emploi du temps que les lycéens demandent également : « Faire 8 h / 18 h en se levant pour certains à 5 h 30, non, ce n’est pas normal ! »

Il est aussi réclamé plus de moyens pour améliorer le quotidien : « insalubrité, manque de matériels informatiques, chaleurs, etc. » et que le maire puisse faire « remonter nos besoins locaux qui ramènent aux revendications de nos confrères, » entre autres : « la revalorisation du pass Culture. Bien que ce dernier soit un plus, il permet aux familles ne pouvant pas subvenir à leurs besoins culturels de pouvoir s’acheter des livres pour un usage personnel, mais aussi pour un usage éducatif. Nous demandons également la suppression de Parcoursup, qui je le rappelle n’est qu’un simple facteur de stress supplémentaire et qui manque également d’un suivi crucial… »

Avant la dispersion, une partie des manifestants s’est donné rendez-vous le lendemain, place du Champ de Foire, pour rejoindre un rassemblement du personnel hospitalier dans le cadre de la journée nationale de mobilisation…


© Les Nouvelles de Challans, 17 octobre 2026 – Didier LE BORNEC