11 novembre : armistice et hommage à tous les morts pour la France

La commémoration de l’armistice de 1918 a pu se dérouler quasiment normalement cette année – avec masques et pass sanitaires. À Challans, la foule était nombreuse, sous le Soleil, et s’y mêlaient toutes les générations ; que ce soit devant le monument aux morts pour la cérémonie officielle, ou avant cela devant l’église Notre-Dame, pour le départ d’un défilé avec en tête l’harmonie Sainte-Cécile, suivie par les sapeurs-pompiers de Challans, les portes-drapeaux et membres des associations d’anciens combattants regroupés par le Comité d’Entente, et enfin le maire Rémi Pascreau et des élu(e)s de la municipalité accompagnés par des élèves du CMJ (Conseil Municipal Jeunes).

Quatre décorations

En fin de cérémonies, trois anciens combattants ont été décorés : les caporaux Jean Périn et Claude Deneux, le 1ère classe Bernard Guillemaud, qui ont tous trois reçu la Croix du combattant, mais aussi le réserviste 1ère classe Richard Templier, à qui a été remis la médaille de la Défense nationale échelon bronze, agrafe service de santé.

Richard Templier, Bernard Guillemaud, Claude Deneux et Jean Périn
Historique d’une commémoration

Voilà 103 ans, donc, le 11 novembre 1918, en forêt de Compiègne, dans un wagon stationné près de la gare de Rethondes, était signé un armistice qui allait mettre fin à la Première guerre mondiale (il sera renouvelé trois fois jusqu’au Traité de paix de Versailles, le 28 juin 1919). Quatre ans plus tard, la loi du 24 octobre 1922 fit du 11 novembre « un jour férié consacré à la commémoration de la victoire et de la Paix. »

Tableau de Maurice Pillard Verneuil (1869 – 1942) représentant la signature de l’armistice de 1918

Mais en 2008, « avec la disparition du dernier Poilu, Lazare Ponticelli, le sens de la commémoration tendra à évoluer, » (1) il ne s’agit plus « de célébrer la victoire de 1918 mais plutôt la fin de la guerre et l’amorce du rapprochement européen. » C’est ce qui conduira à la loi du 28 février 2012, laquelle fait du 11 novembre « une journée d’hommage à tous les morts pour la France, militaires ou civils, et quel que soit le conflit. » Puis à l’amendement de 2018 demandant à ce que chaque année « les noms des soldats tombés pour la France au cours des 12 derniers mois » soient lus lors de la commémoration. C’est pourquoi, avant la lecture du message ministériel 2021, l’adjoint au maire de Challans Jacques Cosquer a donné les noms des 7 derniers soldats morts pour la France – dont une femme, – six d’entre eux au Mali, et un en Égypte.

Pendant la sonnerie « aux morts »

(1) Vie-publique.fr


© Les Nouvelles de Challans – Didier LE BORNEC

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